Lecture en cours

L’Année des Treizes Lunes

Posté par Miettes le 28 février 2021

Image d'illustration pour l'histoire L'Année des Treize Lunes de Janine Sabatier

De Jeanine Sabatier
Genre : Roman, nouvelle
Date de parution : Octobre 2016

Résumé

Le parcours d’une jeune fille dans la Chine ancienne. Promise à une vie sacrifiée, elle déploiera toute sa résilience et son intelligence pour survivre, devenir femme et aimer.

Pourquoi j’ai eu envie de le lire ?

Comme souvent, je cherche des lectures qui nous sortent de l’ordinaire pour les proposer en lecture commune sur Entre2Livres. Celle-ci m’a intriguée.

Ce que j’en ai pensé

Hum… le début ne m’emballe pas plus que ça. Pour le moment je trouve que c’est beaucoup de blabla. Continuons tout de même.

C’est une “vielle dame” qui nous raconte son histoire. Jusqu’à 15 ans, elle vivait dans une cabane de boue sèche. A présent, elle vit dans la plus belle demeure de Nankin, en Chine. Je pense qu’elle va nous expliquer comment elle en est arrivée là.

Au fil de ma lecture

Ne pas ouvrir si tu as l'intention de lire le livre

On sent qu’elle est follement amoureuse de Maître Zou Taiping, son mari. Il a l’air génial. En plus d’avoir une maison magnifique, elle et son époux sont généreux. Ce dernier a créé un orphelinat où ils se rendent tous les 2, deux fois par an. Oh 😮 ils ont des domestiques en plus ! Oui vraiment, elle a réussi. 

Maintenant qu’elle nous a décrit sa maison et sa vie, Ma-Li va nous raconter son histoire.

En Chine, quand tu nées durant l’année des treize lunes, eh bien tu es “protégé du pire”. Apparemment, c’est un bon signe de naître à ce moment. En tout cas, c’est ce que la mère de Ma-Li lui répétait (au vue de sa vie aujourd’hui, il semblerait qu’elle avait raison non ?).

Ma-Li a grandi dans une ville où pauvreté côtoie richesse. Elle vivait avec son frère et ses parents dans une cahute de boue sèche, côtoyant d’autres pauvres. Évidemment, cela faisait mauvais genre pour la ville et on a bien souvent essayé de les déloger.
Sa famille était analphabète. Cependant, à force de côtoyer de riches clients, son père avait appris à déchiffrer quelques signes et avait transmis son maigre savoir à sa fille. En fait, je pense que, bien que difficile, cette vie de misère convenait à son père, alors qu’à sa mère s’en plaignait toujours. Cela dit, comme le fait remarquer le père : la condition des femmes nobles en Chine n’est vraiment pas envieuse : recluses, séparées de leur fratrie, pieds broyés et mariage forcé… j’avoue, ça ne vend pas du rêve

Apparemment, Ma-Li avait 2 sœurs et 3 frères. Néanmoins, de cette fratrie ne restaient qu’elle et Lou-Wen, son frère de 2 ans son aîné. Pour elle, ses sœurs étaient mortes de la tuberculose, mais vu ce qu’elle raconte ensuite, ça m’étonnerait… Chez les pauvres, les garçons valent de l’or, alors que les filles ne servent à rien, bien souvent, on les noie à la naissance… 

Eh bien, on ne peut pas dire que la mère de Ma-Li et Lou-Wen respire la joie de vivre. Je dirai même qu’elle est assez négative et rabat-joie en fait.

On ne va pas se mentir, je lis le livre sans vraiment le lire. En fait, il y a beaucoup de descriptions et il ne se passe pas grand chose. C’est vraiment comme si quelqu’un nous racontait un passage de vie, mais une vie pas hyper palpitante.

Beurk ! Après les vers de terre, voilà que Lou-Wen profite d’une averse pour récolter quelques escargots pour leur repas du soir 🙁 (je déteste ça depuis que je suis petite)
En tout cas, dans leur pauvreté, ils ont un petit plaisir chaque jour : écouter leur père jouer les historiens et leur raconter des histoires sur la vie d’avant.

Peut-être que la légende est vraie en fait, et que, quand tu es née l’année des treize lunes tu es comme protégé. A 12 ans, alors que Ma-Li était sur le chemin du retour à la maison chargée de navets, elle croise la route d’un soldat “affamé”. Se souvenant des recommandations de sa mère, elle donne un coup de pied dans le genou de l’homme. Mais avec des chaussures en paille, la semelle ne fait pas très mal. D’un coup, un jars court vers l’homme, lui pince le mollet et le fait fuir. Une fois sa “mission” faite, l’animal repart comme il est venu et la jeune fille est sauvée.
Quand elle se décide à raconter à ses parents ce qui lui est arrivé, sa mère attrape une tige de fer qu’elle avait mise au feu et l’applique sur les 2 jours de la fillette. Quand on est pauvre, la beauté est un danger. Ce qui s’est passé ne se reproduira plus jamais. Cet acte m’a surprise et choquée, tout comme ça a été le cas pour le père et le frère de Ma-Li. Ce dernier quitte la cabane précipitamment.

Le lendemain matin, son père est mort. Son frère ne reviendra jamais.

Son père a été déposé dans la fosse commune où gisent déjà de nombreux anonymes.

Sa mère ne semble pas plus touchée que ça par la mort de son époux 😮 D’ailleurs, pour elle, la vie continue. Sur le point d’accoucher, elle emmène Ma-Li dans la ville haute. Elle va aller chez une brodeuse pour y devenir apprentie. Malheureusement, à cause de son visage défiguré, la brodeuse refuse de la prendre, prétextant qu’elle fera fuir les clients. Ma-Li et sa mère repartent donc à leur cabane.

Oh bah mince alors. Alors qu’ils vivent dans la misère, la tante de Ma-Li, la soeur de sa mère, est fortunée et vit dans la haute ville, à deux pas de chez eux. Mais pour Mère, l’argent de sa sœur n’est pas honnête parce qu’elle travaille dans un cabaret et joue de la pipa. Elle est chanteuse. Pour moi, c’est un métier comme un autre mais bon… Il semblerait que ça fasse “mauvais genre” à cette époque en Chine. En tout cas, depuis leur rencontre par hasard, la jeune fille est en admiration pour elle.

La mère de Ma-Li est une rabat joie et une briseuse de rêve. Cependant, la jeune fille ne perd pas espoir et continue de croire que des jours meilleurs arriveront. D’ailleurs elle voit des signes allant dans ce sens tout autour d’elle. Elle doit juste attendre la Providence.

La mère de Ma-Li était enceinte quand son mari est mort. Elle a accouché de jumeaux qu’elle a, semble-t-il, échangé à sa patronne stérile contre de la nourriture et des vêtements chauds. 

Eh bien… A 13 ans, Ma-Li va devoir s’occuper de ses 2 frères. Sa mère est morte au champ. Conseillée par sa voisine, la jeune fille va voir sa tante, Maîtresse Li. Cette dernière veut prendre soin d’elle et essayer de “réparer” son visage. Cependant, Ma-Li ne veut pas être un poids pour elle. Elle reste donc silencieuse. Pour faire diversion, Dame Li lui parle de choses et d’autres (et pour être honnête, je ne comprends pas, d’ailleurs ce passage m’ennuie un peu). Armée d’un oracle, sa tante lui annonce qu’elle ne doit pas perdre espoir, que tout lui prédit un mariage heureux.
Ma-Li fait ses adieux à sa tante qui lui remet une bourse d’argent. La jeune fille reprend le chemin de son logis.

Dame Li se charge de donner une sépulture décente à sa sœur. Dans un sens, je pense que ça soulage Ma-Li. Celle-ci confie ses frères âgés de 2 et 3 ans à la voisine qui a proposé de s’en occuper. Pour la remercier, la jeune fille lui donne la bourse reçue de sa tante. Ma-Li quant à elle, va quitter Hangzhou, seule.

J’ai du mal a imaginer comment elle a pu devenir la femme riche du début du livre. Son “voyage” n’est pas fun. A pied, sans nourriture ni argent, dans le froid, elle ne croise que pauvreté. Cela dit, malgré leur malheur, tous ont le cœur sur la main et n’hésitent pas à partager avec elle leur maigre repas.

Alors qu’elle pensait mourir de froid cette nuit d’hiver, des oies viennent à sa rencontre, accompagnée de leur maîtresse. La vieille dame lui propose d’aller à sa cabane pour la nuit. Une fois encore, les Treize Lunes ont protégé Ma-Li. Finalement, la nuit se transforme en plusieurs mois. Tante Aînée (c’est ainsi que la jeune fille a surnommé sa sauveuse) est aussi guérisseuse : elle va lui préparer une pommade pour soigner son visage.

Wah ! Plus j’avance dans l’histoire et plus elle me plaît. La vieille dame a perdu sa fille 25 ans plus tôt : elle est morte de la fièvre. Durant son agonie, elle a dit à sa mère qu’elle ne devait pas s’inquiéter, qu’elle reviendrait ensoleiller sa vieillesse. Voilà pourquoi Tante Aînée n’avait pas été surprise de voir Ma-Li seule et perdue le soir où elle lui est venue en aide : elle l’attendait 🙂
En fait, cette histoire est pleine de tradition, de présages, de signes auxquels croyaient beaucoup les gens à cette époque.

Tour commence à s’éclairer ! La voilà la sauveuse qui va lui donner la vie qu’elle a maintenant ! La fille de Tante Aînée était promise à un riche cousin, Gao Taping. Aujourd’hui, il ne reste plus que 2 personnes dans la vie de la vieille dame : Ma-Li et Zou Taping, le fils de Gao. C’est son futur mari :p 
Malgré sa réussite et sa richesse, il était seul car une tache de vin était dessinée sur la moitié de sa joue. Une croyance chinoise dit que l’enfant qui porte ceci a eu une mère gravement immoral et qu’il faut à tout pris les fuir. Ma-Li s’en fiche et comprend le projet de la vieille dame :p
Avant même de l’avoir vu, la jeune fille tombe amoureuse de Zou. Il aime autant les animaux qu’elle et semble fait pour elle. Bientôt, elle va le rencontrer.

Zut ! Moi qui me languissais de savoir comment aller se passer leur première rencontre, on ne la “vit” pas. On ne sait pas non plus ce que devient Tante Aînée. Rhoooo cette fin me laisse sur la faim, je la trouve limite bâclée…

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En conclusion

J’ai eu du mal à accrocher au début du livre. L’histoire se passe en Chine, dans les années 1200-1300. Personnellement, c’est un pays que je ne connais pas trop et surtout pas à cette époque. Du coup, je n’ai pas réussi à entrer dedans.

On y découvre la façon de vivre des gens à l’époque, leur histoire, leurs coutumes, leurs légendes, leurs croyances, etc. C’est fou ce qu’à l’époque tout ça était important. Ton année de naissance révélait ce que l’avenir te réserverait et si tu étais né durant la mauvaise année, on se débarrasserait de toi.

Puis à un moment du livre, ça y est, j’y étais. Je voulais savoir comment Ma-Li, qui faisait partie d’une famille pauvre, avait réussi, comme on l’apprend au début du livre avec cet homme qu’elle aime tant et qui est si riche. Finalement, je me suis attachée à elle.

En fait, quand tu commences ce livre, il faut sur tu te dises : c’est comme si je m’assoie face à Ma-Li, qui est une vieille femme, et que je la laisse dérouler les souvenirs de sa vie. Oui c’est ça ; ce livre est un moment de partage, quelqu’un qui nous raconte sa vie.

Peu emballée au début, j’ai finalement apprécié cette lecture qui m’a beaucoup changée de mes habitudes.

Où le trouver ?

Le livre est disponible sur :


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